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Costa Quebrada et Santander
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Costa Quebrada et Santander

La Costa Quebrada cantabrique, à l'ouest de Santander, est l'un des paysages géologiques les plus singuliers de la côte cantabrique. Liencres, Suances et Comillas allient sable, falaises et architecture.

Sommet200m
Distance135km
Dénivelé+1 470m
Alt. max200m
Difficulté2/5

Roadbook

6 points
  1. km 0

    Santander

    63 m
    Départ
  2. km 12

    Dunas de Liencres

    88 m
    Belvédère
  3. km 42,3

    Santillana del Mar

    84 m

    Village médiéval doté d'une collégiale romane.

    Monument
  4. km 58,8

    Comillas

    17 m

    Un village marqué par la fantaisie de Gaudí.

    Monument
  5. km 71

    San Vicente de la Barquera

    5 m
    Village
  6. km 134,5

    Santander

    63 m
    Arrivée

Profil

0 → 198 m
0 km135 km

Les km et altitudes du roadbook viennent du GPX de l’itinéraire.

Points forts

  1. 01Dunes de Liencres
  2. 02Santillana del Mar
  3. 03Une fantaisie de Gaudí à Comillas
  4. 04San Vicente de la Barquera, avec les Picos en arrière-plan

À propos de cet itinéraire

La Costa Quebrada cantabrique, à l'ouest de Santander, est l'un des sites géologiques les plus intéressants du littoral atlantique européen et, paradoxalement, l'un des moins connus. Son nom évocateur n'est pas une simple stratégie de marketing touristique : le littoral y est littéralement « brisé » par l’érosion différentielle de couches rocheuses de dureté variable, formant des îlots, des arches naturelles, des « urros » (rochers isolés) et les célèbres « Castros », ces pinacles qui émergent de la mer tels des doigts de pierre. Des géologues de toute l’Europe viennent étudier cette côte car elle offre, sur quelques kilomètres, une coupe presque complète de toute l’histoire géologique du Mésozoïque cantabrique.

Les dunes de Liencres constituent l’une des grandes surprises de la côte cantabrique. Il s’agit du plus grand système dunaire du nord de la péninsule — plus de 200 hectares —, né d’une curieuse combinaison : le fleuve Pas, en se jetant ici, dépose des sédiments sableux que le vent de l’Atlantique pousse vers l’intérieur des terres, créant ainsi un paysage désertique miniature tout à fait inattendu au cœur de la verdoyante région cantabrique. Les traverser à moto par la petite route locale, c’est comme atterrir soudain sur un autre continent : du sable doré à perte de vue, et au loin, les sommets verdoyants de l’arrière-pays cantabrique.

Santillana del Mar, étape incontournable de l'itinéraire, est célèbre pour une blague populaire espagnole : on dit que c'est « la ville des trois mensonges », car elle n'est ni sainte, ni plate, ni au bord de la mer. C'est tout à fait vrai, mais la ville est sans doute l'ensemble médiéval le mieux conservé de toute la Cantabrie : des rues pavées parfaitement intactes, de grandes maisons en pierre aux balcons en bois, des tours médiévales et une collégiale romane du XIIe siècle comptant parmi les plus importantes du nord de la péninsule. Près de Santillana se trouve la grotte d’Altamira, « la Chapelle Sixtine de l’art rupestre », avec des peintures paléolithiques vieilles de 14 000 ans. La grotte d’origine n’est plus accessible au public pour des raisons de conservation, mais la « néo-grotte » (réplique exacte) vaut vraiment le détour.

Comillas est la surprise absolue de ce circuit. Au XIXe siècle, ce petit village côtier fut le siège de l’une des dynasties les plus riches d’Espagne, les López y López, marquis de Comillas, anoblis par le roi Alphonse XII. Leur mécénat culturel a laissé au village un héritage architectural incroyable : le Capricho de Gaudí (l’une des premières œuvres de l’architecte catalan hors de Barcelone, datant de 1885, un petit joyau moderniste absolument unique), le palais de Sobrellano (monumental et néogothique), le cimetière perché sur la falaise avec ses sculptures de Llimona, et l’université pontificale dont certains éléments ont été conçus par Doménech i Montaner. Se promener à Comillas, c’est comme visiter un musée moderniste à ciel ouvert.

Pour le motard, l'itinéraire est tranquille (pas de grands cols, une bonne chaussée, des distances modérées) mais regorge d'intérêt. La destination logique est San Vicente de la Barquera, un village de pêcheurs doté de l'un des ports les plus photogéniques de la côte cantabrique, dominé par la silhouette des Picos de Europa en arrière-plan. La saison idéale s'étend d'avril à octobre. En été, la circulation augmente considérablement et les villages sont pris d'assaut ; mieux vaut s'y rendre en semaine et tôt dans la journée. Faites le plein à Santander au départ et à Comillas à mi-parcours. Pour se restaurer, le choix est imbattable : la « Marisquería los Caracoles » à Comillas, qui propose des fruits de mer frais vendus au poids à des prix raisonnables, ou le restaurant Annua à San Vicente de la Barquera (plus cher mais étoilé au guide Michelin) si vous souhaitez vivre une expérience gastronomique d’un très haut niveau.

Informations pratiques

Météo

Pluie fréquente. Meilleure période : mai-septembre.

Circulation

Circulation dense en été.

Ravitaillement

On trouve régulièrement des stations-service tout le long de la côte.

Où dormir sur cet itinéraire

Les villages traversés par l'itinéraire, pour le découper en étapes ou dormir près du départ. En haute saison, mieux vaut réserver à l'avance.

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Publié le