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Port ouvert de mai à novembre. Luchon accessible toute l'année.
Le col de Peyresourde (1 569 m), classique du Tour, relie Bagnères-de-Luchon, la "reine des Pyrénées". Bains romains, virages et liaison avec le Val d'Aran espagnol par le Portillon.
Bagnères-de-Luchon, que les habitants appellent simplement "Luchon", porte depuis le XIXe siècle le titre de "Reine des Pyrénées", acquis grâce à son élégance thermale, à sa situation privilégiée au pied des plus hauts sommets de la chaîne et à la sophistication de son architecture belle époque. Les thermes de Luchon sont les plus anciens des Pyrénées françaises : ils étaient déjà connus et utilisés par les Romains, qui les appelaient "Ilixo", et conservent au sous-sol du bâtiment actuel des vestiges du bassin thermal romain d'origine du Ier siècle après J.-C. Luchon fut au XIXe siècle le lieu de villégiature favori de l'aristocratie française et européenne, et l'architecture du centre-ville conserve cette grandeur : casino, promenade fleurie, hôtels de cinq étages aux balcons en fer forgé.
Le Col de Peyresourde (1 569 m) est le col qui relie Luchon à la vallée du Louron, à l'ouest. La montée depuis Luchon par la D618 est l'une des plus élégantes des Pyrénées : virages amples, asphalte parfait, pente modérée (6 % de moyenne) et vues constantes sur les sommets enneigés du massif de la Maladeta au sud. Au sommet, le panorama s'ouvre vers l'ouest avec la vallée du Louron à vos pieds et, par temps clair, la silhouette du massif du Néouvielle au loin. Le Peyresourde a figuré dans plus de 60 éditions du Tour de France et fait partie de ces cols "d'accumulation" que les coureurs du peloton redoutent le plus : pas particulièrement difficile en lui-même, mais placé en fin d'étape longue, il peut devenir redoutable.
La particularité la plus intéressante de cet itinéraire pour le motard espagnol est la proximité du Val d'Aran : depuis Luchon on peut passer en Espagne par le Col du Portillon (1 293 m, le poste frontière le plus bas des Pyrénées centrales) et se retrouver à Vielha en moins de 30 minutes. Cela permet de combiner un parcours pyrénéen français avec une halte déjeuner dans le Val d'Aran, ce qui constitue pour beaucoup de motards du nord-est de la péninsule le plan parfait d'un long week-end.
La vallée du Louron, de l'autre côté du Peyresourde, est un autre des secrets des Pyrénées centrales françaises. Plus petite et moins touristique que les vallées voisines d'Aure et de Luchon, elle conserve une authenticité que bien des vallées pyrénéennes ont perdue : petits villages de pierre avec des églises romanes du XIIe siècle, prairies alpines où la transhumance estivale se pratique encore, et routes secondaires presque désertes. La D618 entre le Peyresourde et Arreau est sans doute l'une des descentes les plus plaisantes des Pyrénées : techniquement juste, asphalte parfait, vues sur la vallée.
Pratique motard : le Peyresourde ouvre normalement en mai et ferme en novembre. Faites le plein à Luchon ou à Arreau. Pour déjeuner, l'Hôtel d'Étigny à Luchon propose une cuisine gasconne traditionnelle dans une salle belle époque spectaculaire. Et un conseil : si vous passez au Val d'Aran par le Portillon, arrêtez-vous déjeuner à Era Mòla à Vielha : cuisine aranaise de premier ordre, vues sur le village et prix raisonnables.
Port ouvert de mai à novembre. Luchon accessible toute l'année.
Trafic modéré en été. Faible le reste de l'année.
Stations-service à Luchon, Arreau et Vielha (Espagne).