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Zone de haute montagne : neige fréquente de novembre à avril. Été frais et agréable, idéal lorsque le littoral est serré. Attention aux orages d'après-midi en juillet-août.
Itinéraire circulaire à travers la Sierra de Albarracín, basé dans l'un des plus beaux villages d'Espagne. Des routes désertes à plus de 1 500 m, des forêts de pins à perte de vue et des paysages presque alpins.
Albarracín est probablement le village le plus photographié de Teruel et, avec Cuenca, la seule « ville suspendue » d'Espagne dont le centre historique est si parfaitement intact qu'il ressemble à un décor de cinéma. Sa couleur rougeâtre caractéristique — les maisons peintes avec un enduit teinté par l'oxyde de fer local — lui confère une atmosphère presque nord-africaine, et ce n'est pas un hasard : aux Xe et XIe siècles, Albarracín était la capitale d'un petit royaume de taïfas indépendant, gouverné par la dynastie berbère des Banu-Razin (d'où le nom actuel du village), qui prospérait grâce au commerce avec León, la Castille et Valence depuis sa position stratégique surplombant un méandre du Guadalaviar.
Ce que personne ne raconte, c'est qu'Albarracín fut aussi, tout au long du XIIe siècle, une « république » pratiquement indépendante, ni chrétienne ni musulmane, gouvernée par un lignage navarrais (les Azagra) qui se proclamèrent « vassaux de la Vierge Marie » afin de ne rendre de comptes ni au roi d'Aragon, ni à celui de Castille, ni au Pape. Cette autonomie singulière a laissé un urbanisme et une architecture uniques : le centre historique d'Albarracín ne ressemble à aucun autre village aragonais parce qu'il n'a jamais été planifié par une couronne ni par une église, mais a grandi organiquement au gré des caprices du terrain. D'où ces rues impossibles, ces encorbellements, ces arcs enjambant les ruelles et cette sensation de labyrinthe médiéval intact.
Pour le motard, cependant, ce qui est vraiment intéressant dans la zone, c'est la Sierra de Albarracín qui entoure le village. C'est une montagne singulière : partie intégrante de la Cordillère Ibérique, avec une altitude moyenne de 1 500 m, couverte par l'une des pinèdes les plus vastes et les mieux préservées d'Espagne, et surtout pratiquement déserte (la densité de population de la comarca est inférieure à 4 habitants au km², comparable à la Laponie). Les routes qui la traversent — l'A-1512 vers Bronchales, l'A-1704 vers Frías de Albarracín, la TE-V-9031 vers Royuela — sont des secondaires quasi vides, avec un asphalte généralement bon, des courbes amples et parfaites pour enchaîner les accélérations sans mauvaise surprise.
Un trésor caché de la zone, à peine vingt kilomètres d'Albarracín, est la source du Tajo. Oui : le Taje, le fleuve qui définit le centre de la péninsule Ibérique et traverse Tolède et Lisbonne, naît ici, sur une prairie de la Muela de San Juan à 1 593 m d'altitude, dans un lieu absolument solitaire marqué par un simple monument de pierre. C'est l'un de ces endroits où la géographie se ressent comme quelque chose de physique et d'émouvant. Autre halte incontournable : Orihuela del Tremedal, village de montagne à 1 450 m doté d'un surprenant sanctuaire baroque et de l'une des plus belles collections de cabanes de berger reconverties en gîtes ruraux de toute l'Espagne.
Sur le plan pratique, la Sierra de Albarracín est idéale en été — fraîche, ventilée, agréable quand le reste de l'Aragon étouffe — et rude en hiver, avec des chutes de neige fréquentes de novembre à mars et des gelées pouvant atteindre -15 °C. La saison motarde dorée s'étend de mai à octobre. Un conseil gastronomique : dans le village d'Albarracín, évitez les restaurants de la place principale (chers et touristiques) et montez au Mesón del Gallo, dans une ruelle du vieux quartier, où l'on sert de la truite de rivière pêchée dans le Guadalaviar et des migas de berger aux raisins comme les faisaient les grands-parents. Faites le plein à Teruel avant de monter : dans la sierra, il n'y a que deux stations-service, une à Bronchales et une à Royuela.
Zone de haute montagne : neige fréquente de novembre à avril. Été frais et agréable, idéal lorsque le littoral est serré. Attention aux orages d'après-midi en juillet-août.
Pratiquement pas de circulation. Quelques cyclistes en été.
Faire le plein à Teruel ou à Cella avant de monter. Station-service à Bronchales.